Lexique de kinésiologie

ACTIVITÉ PHYSIQUE

Tout mouvement corporel produit par les muscles squelettiques qui requiert une dépense d’énergie.

ACTIVITÉ PHYSIQUE CYCLIQUE

Les activités physiques cycliques sont caractérisés par des mouvements qui sont répétés dans un cycle, quand la fin d’un cycle est le début de l’autre. Tout sport où nous nous déplaçons continuellement dans l’espace peut être appelé cyclique : marche, jogging, vélo, etc. L’état d’entraînement des filières énergétiques est habituellement l’élément déterminant de la performance.

ACTIVITÉ PHYSIQUE ACYCLIQUE

Les activités physiques acycliques sont caractérisés par des actions et des mouvements complexes qui ne se répètent pas dans un cycle. De nombreux sports populaires sont acycliques : Le basketball, le football, le hockey et les arts martiaux sont tous des sports acycliques. Les déterminants de la performantes sont multiples, mais les activités physiques acycliques dépendent moins des filières énergétiques que les activités physiques cycliques.

ACTIVITÉ PHYSIQUE QUOTIDIENNE

« Quantité » d’activité physique par jour.

ADAPTATION

La restauration ou réorganisation morphologique des muscles et des processus physiologiques assujettis au stress lors d’une activité particulière. L’adaptation physiologique résulte d’une réponse du corps humain à un stimulus d’entraînement : Stimulus (S) > réorganisation (R) > adaptation (A). Par exemple, si l’athlète effectue des flexions des avants bras de façon régulière, les muscles impliqués dans le mouvement deviendront plus forts. L’exercice de flexion est le stimulus (S), l’augmentation en volume des fibres impliquées et une meilleure coordination nerveuse sont les principales actions de réorganisation de l’organisme (R), et l’augmentation conséquente de la force est l’adaptation (A).

ADHÉRENCES POST-CHIRURGICALES

L’ensemble des phénomènes naturels qui permettent l’arrêt du saignement en post-chirurgie.

ADHÉSION

xx

ALGIE

Du grec ancien ἄλγος, álgos (« douleur »), suffixe formant un nom correspondant à une notion de douleur, de souffrance.

ANAMNÈSE

L’anamnèse est dérivée du grec ancien anamnêsis, qui signifie littéralement « action de rappeler à la mémoire ». Elle est l’ensemble des renseignements fournis au kinésiologue par le client ou par son entourage sur les données relatives à un problème spécifique. Elle est un élément essentiel du processus de raisonnement clinique.

ARTHRITE RHUMATOÏDE (POLYARTHRITE RHUMATOÏDE)

Maladie affectant les articulations synoviales, de type inflammatoire, d’origine auto-immune, provoquant douleur, œdème, rougeur à l’observation de la peau qui recouvre l’articulation atteinte et raideurs principalement matinales. Le diagnostic repose sur l’histoire clinique et quelques examens de laboratoire. La polyarthrite rhumatoïde est une affection multifactorielle relevant de facteurs génétiques, hormonaux, environnementaux, neuropsychologiques et immunologiques. La synovite inflammatoire est la lésion élémentaire responsable de la destruction articulaire. Elle est liée à des anomalies de l’immunité à médiation cellulaire, avec activation des lymphocytes T. Il existe une réponse inflammatoire non spécifique avec accumulation locale de monocytes/macrophages qui produisent des cytokines pro-inflammatoires comme l’IL-1, le TNFα et l’IL-6. La membrane synoviale est richement innervée par des fibres C mais également dans une moindre mesure par des fibres Aδ et des fibres sympathiques tandis que le cartilage n’a pas d’innervation propre. L’inflammation va sensibiliser les fibres C et Aδ avec augmentation des réponses au mouvement ou à la pression. Cette sensibilisation est causée par de nombreux médiateurs, dont les prostaglandines, la bradykinine. (Dr Aline Bélanger)

ARTHROSE (OSTÉOARTHRITE, OA)

Maladie dégénérative des articulations synoviales, d’étiologie incertaine, affectant tous les tissus de l’articulation en plus du liquide synoviale. La réaction inflammatoire est postérieure au phénomène dégénératif, alors que dans l’arthrite rhumatoïde celle-ci est la cause de la dégradation de l’articulation (maladie auto-immune).

ARTICULATION SYNOVIALE

L’articulation synoviale est une articulation mobile stabilisée solidement par des ligaments (les ligaments sont équipés de neurones proprioceptifs). Les articulations synoviales sont unies par une capsule articulaire qui les entoure et détermine une cavité articulaire. Pour éviter l’usure des extrémités osseuses en contact, ces dernières sont recouvertes d’un cartilage hyalin. Les mouvements sont facilités par la présence d’une substance visqueuse et lubrifiante, appelée synovie, produite par la membrane synoviale qui tapisse la face interne de la capsule articulaire.

Cette synovie permet également la nutrition du cartilage. Dans le cas du genou les ménisques viennent stabiliser l’articulation et répartir plus uniformément les forces sur la surface cartilagineuse (vs la non-congruence de l’articulation du genou). Les ménisques sont innervés au niveau du tiers périphérique et contribuent donc eux-aussi à la proprioception.

BALANCE LIGAMENTAIRE (arthroplastie du genou)

La stabilité de la prothèse totale du genou repose sur la présence des deux ligaments collatéraux (interne et externe) et leur équilibre. Sur le genou sain, ils sont bien sûr équilibrés mais il en est autrement sur un genou avec arthrose d’un seul côté : dans une arthrose du compartiment interne par exemple (avec déformation nette en varus) , on peut comprendre que le ligament à l’intérieur de la déformation risque de se rétracter et que l’autre ligament risque de se distendre. Le chirurgien prendra ceci en considération corriger l’alignement tout en maintenant une tension ligamentaire permettant une stabilité adéquate de l’articulation.

BIAIS DE PROJECTION

Tendance à projeter sur la client des attributs, des défauts, des façons de penser, des attitudes, des croyances qui nous sont propres. (un indice de ce comportement ; lorsque nous répondons à la place de notre client …)

INFILTRATION (OU BLOC) FACETTAIRE

Infiltration de cortisone et d’un anesthésique directement dans la capsule de la facette articulaire. La procédure est réalisée sous contrôle fluoroscopique, ce qui permet de diriger l’aiguille vers l’articulation facettaire. Une très petite quantité de colorant est injectée pour s’assurer du bon positionnement de l’aiguille.

CONTRACTION AUXOTONIQUE

Lorsque le muscle varie sur les trois modes de contractions (isométrique, concentrique, excentrique), pour garder une position dans une situation d’instabilité articulaire.

AVQ

Activités de vie quotidienne

BIO-INTÉGRATION (ARTHROPLASTIE)

Jonction stable et solide entre le composant métallique du composant prothétique (habituellement Chrome-Cobalt) et le tissus osseux (ostéo-intégration) sans interférence de d’autres types de tissus, particulièrement les tissus fibreux. Une bonne bio-intégration est gage de stabilité de la prothèse et de réduction des risques de déscellement.

CAPACITÉ FONCTIONNELLE

La capacité physique (ou condition physique) et la capacité fonctionnelle sont deux concepts différents. La capacité physique est le potentiel de production d’énergie mécanique de l’organisme. Une bonne capacité physique brute est nécessaire à l’accomplissement des fonctions humaines. Nécessaire, mais non suffisante.

D’autres éléments de nature biomécanique, neurologique, voire psychologique doivent être intégrés au programme de prise en charge interdisciplinaire pour obtenir un bon transfert. Le niveau de transfert est le rapport entre les gains obtenus sur le plan de la fonction que l’on veut améliorer et ceux obtenus lors de l’exercice. Plus les adaptations physiologiques induites par le programme d’exercices sont transformées en améliorations de la fonction, plus le niveau de transfert est grand. On peut alors parler de hausse de la capacité fonctionnelle.

La capacité fonctionnelle est donc l’aptitude à exécuter le plus efficacement possible les fonctions de la vie quotidienne.

CATASTROPHISME

Attitude mentale qui consiste à toujours envisager le pire et qui se construit durant une expérience douloureuse. Le catastrophisme est caractérisé par une focalisation excessive sur les aspects aversifs et négatifs de l’expérience douloureuse. Celle-ci nourrit souvent un autre construit fréquemment rencontré en douleur persistante : la kinésiophobie.

CAPACITÉ PHYSIQUE

CAPSULOTOMIE

Incision chirurgicale de la capsule articulaire

CHAÎNE CINÉTIQUE OUVERTE

La chaîne cinétique ouverte correspond au mouvement d’un ensemble de segments articulés entre eux dont le plus distal possède une extrémité libre (ex: un « leg extension »).

CHAÎNE CINÉTIQUE FERMÉE

Un mouvement d’une suite de segment dont le point distal est fixe (ex : un squat).

CHARGE: 

La charge d’entraînement est l’effort physique et nerveux fourni par l’organisme et provoqué par des stimulations motrices visant à développer ou à maintenir l’état d’entraînement (Harre, 1982).

CHARGE MAXIMALE ISOALGIQUE

Charge physique maximale induite par un exercice qui ne produit pas une augmentation de la douleur.

CHONDROCALCINOSE

La chondrocalcinose articulaire est une maladie qui se caractérise par le dépôt de cristaux de pyrophosphate de calcium sur les articulations, et en particulier sur les cartilages fibreux qui les composent : les ménisques (des fibro-cartilages que l’on retrouve en particulier dans les articulations des genoux), les tendons, les capsules articulaires (ces enveloppes fibreuses qui entourent les articulations mobiles), les enthèses (il s’agit des zones où les tendons et les ligaments se fixent dans l’os) et les bourses séreuses (ce sont les replis de la membrane articulaire qui entourent les articulations et qui sont chargés de fabriquer le liquide synovial)

COMPÉTENCES

Capacité à prendre les bonnes décisions (à l’aide du raisonnement clinique) qui conduisent à des actions efficaces (i.e qui produisent les résultats escomptés). Les compétences reposent sur les savoirs, les savoir-faire et le savoir-être.

COMPORTEMENT SÉDENTAIRE

Activité, soutenue, effectué en position assise, inclinée ou couchée et caractérisée par une dépense énergétique < 1.5 MET. Le temps consécutif consacré aux comportements sédentaires semble néfaste pour l’organisme humain (effet négatif sur longévité et morbidité), et ce, nonobstant de la condition physique et du niveau d’activité physique quotidienne

COMPORTEMENT NON-NEWTONIEN (du liquide synovial)

En cas d’application d’un stress brut ou d’une force compression, le liquide synovial agit comme amortisseur et protège le cartilage en devenant plus visqueux..
Dans les articulations saines, le liquide synovial passe de l’état visqueux à un état plus liquide rapidement pendant un mouvement «normal» (la marche par exemple). De cette manière, les articulations sont capables de glisser parfaitement. Dans le cas de l’arthrose, ce phénomène est beaucoup plus lent de par l’effet de l’inflammation du liquide synovial. C’est l’explication des raideurs caractéristiques de l’arthrose (et non un manque de flexibilité)

CHONDROMALACIE

La chondromalacie (du grec : khondros signifiant cartilage et malakos mou) est une pathologie de ramollissement touchant les articulations et plus particulièrement celles du genou (rotule et fémur).La cause de la chondromalacie rotulienne est probablement un traumatisme minime, mais répété, dû à une désaxation rotulienne. Cette désaxation entraîne un frottement du cartilage de l’extrémité distale de la rotule contre le fémur lorsque le genou est en flexion.

CONCENTRIQUE (contraction musculaire)

Le muscle XXXX

CONSENTEMENT LIBRE ET ÉCLAIRÉ

Selon l’article 11 du code civil du Québec : « nul ne peut être soumis sans son consentement à des soins, quelle qu’en soit la nature, qu’il s’agisse d’examens, de prélèvements, de traitements ou de toute autre intervention. »

Le consentement, comme le refus, dois être libre et éclairé.

Libre : en absence de toute forme de pression, de menace ou de contrainte de la part de qui que ce soit qui pourrait faire en sorte que le client ou la cliente se sente forcé à consentir ou à refuser.

Éclairé : en présence de toutes les informations nécessaires à la compréhension du portrait global de la situation, soit l’analyse du problème, la nature du protocole d’intervention (exercices et interventions adjuvantes), ses risques et ses bénéfices, ainsi que les conséquences d’accepter ou de refuser, et les autres propositions.

Clients mineurs de 14 ans et plus : ils peuvent donner leur consentement.

Clients mineurs de moins de 14 ans : le consentement, comme le refus, est donné par les parents et non par le ou la jeune client(e).

CPMD (comportement de persistance malgré la douleur)

Comportement délétère de tolérance d’une douleur qui pourrait être contrôlée de façon pharmacologique ou en modulant l’activité. Le CPMD mène à un phénomène d’hypersensibilisation du système nerveux central et à l’augmentation de l’intensité de la douleur pour une même charge physique.

CYTOLOGIE

Partie de la biologie qui étudie la cellule vivante.

DÉFICIENCE

Déviation de la fonction normale d’un organe ou d’un système.

DÉFICIT ANDROGÉNIQUE

Le déficit androgénique est défini par l’apparition de signes d’hypogonadisme associés à une baisse des androgènes circulants (testostérone). Ce cas particulier de syndrome de déficit en testostérone est dû au vieillissement de l’appareil endocrinien. Peut-être une des cause de la sarcopénie.

DESCELLEMENT (ARTHROPLASTIE)

Perte ( ou défaut) de fixation des composants prothétiques avec l’os. Le descellement peut être d’origine mécanique (descellement aseptique) ou infectieuse (descellement septique). Le descellement aseptique est le plus souvent la conséquence d’une réaction inflammatoire conduisant à l’altération (endommagement) du tissu osseux situé autour de la prothèse (ostéolyse péri-prothétique) par le biais des particules d’usure (plastique, métal, céramique…).

Le descellement se traduit par des douleurs, par la migration des implants et par la modification des interfaces entre l’os et la prothèse (et le ciment  s’il s’agit d’une prothèse cimentée).

DIAGNOSTIC MÉDICAL

Le diagnostic est la pierre angulaire de la médecine occidentale. Ce mot est formé sur la racine « gnose », la connaissance. C’est à la fois la démarche qui permet de rattacher les symptômes du patient à une affection précise, et le résultat de cette démarche, dite « démarche diagnostique ».

Il existe plusieurs sortes de diagnostics : positif (poser un diagnostic précis), différentiel (en éliminer d’autres), étiologique (rechercher une cause), de probabilité, de certitude… Mais il arrive parfois que l’on n’aboutisse à aucun diagnostic. On parle alors d’un trouble « idiopathique ».

Diagnostic s’oppose à pronostic, qui est une prévision fondée sur les statistiques, mais en aucun cas une prédiction, ni encore moins une prophétie.

DIAGNOSTIC KINÉSIOLOGIQUE

DISCARTHROSE (OU DISCOPATHIE DÉGÉNÉRATIVE)

Dégénérescence des disques intervertébraux dû à l’arthrose.

DOULEUR

Une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable associée ou ressemblant à celle associée à une lésion tissulaire réelle ou potentielle.

  • La douleur est toujours une expérience personnelle qui est influencée à des degrés divers par des facteurs biologiques, psychologiques et sociaux.
  • La douleur et la nociception sont des phénomènes différents. La douleur ne peut être déduite uniquement de l’activité des neurones sensoriels.
  • Le rapport d’une personne sur une expérience de douleur doit être respecté.
  • La description verbale n’est qu’un des nombreux comportements permettant d’exprimer la douleur ; l’incapacité à communiquer n’exclut pas la possibilité qu’un être humain ou un animal non humain éprouve de la douleur (concept de comportement de douleur).

ÉCOUTE ACTIVE

L’écoute active est une technique de communication qui consiste à utiliser le questionnement (surtout questions ouvertes) et le reflet afin de s’assurer que l’on a compris au mieux le message de son interlocuteur et de le lui démontrer ;

ISOMÉTRIQUE (contraction musculaire)

Le muscle XXX

ISOCINÉTIQUE (contraction musculaire)

Le XXX.

EXCENTRIQUE (contraction musculaire)

Le muscle s’allonge en se tendant, ce qui entraîne une résistance au mouvement
ou un ralentissement du mouvement.

ENDORPHINE

Substance peptidique, neuromédiateur du système nerveux central, aux propriétés antalgiques  et euphorisante.

ENTHÈSE

L’enthèse est le site d’insertion d’un tendon, d’un ligament ou de la capsule articulaire sur l’os. Le tendon, habituellement, s’étale au niveau de l’enthèse et sa structure se modifie légèrement. Dans un premier temps, le tissu conjonctif dense du tendon comprendra progressivement davantage de tissu fibro-cartilagineux, composé de fibres de collagène et de cellules cartilagineuses, les chondrocytes. Puis, ce tissu devient calcifié avant de se joindre à l’os par des communications fibreuses qu’on nomme couramment les fibres de Sharpey.

ÉPIGÉNÉTIQUE

L’épigénétique est la discipline de la biologie qui étudie la nature des mécanismes modifiant de manière réversible, transmissible (lors des divisions cellulaires) et adaptative l’expression des gènes sans en changer la séquence nucléotidique (ADN). L’activité physique (et le mode vie) fait partie des facteurs pouvant influencer l’expression ou la non-expression des certains gènes.

EPICONDYLALGIE: 

L’épicondylalgie est caractérisée par une douleur localisée à la face externe du coude et accentuée lorsque l’on manipule un objet et que l’on doit utiliser la force des doigts et/ou du poignet. L’épicondylalgie est une blessure de surcharge des muscles extenseurs du poignet (ceux qui servent à déplier les doigts et à monter le poignet vers le haut). Selon les données scientifiques les plus récentes, la lésion se situe principalement à la jonction du tendon (prolongement du muscle qui le relie à l’os). La surcharge résulte du déséquilibre entre la sollicitation de ces muscles et la capacité de régénération de l’organisme humain.

ÉCHELLE VISUELLE ANALOGIQUE DE LA DOULEUR (VAS)

C’est une échelle d’auto-évaluation de l’intensité de la douleur. Bien que simple, cet outil est très efficace (fidélité élevée). L’outil se présente sous la forme d’un rectangle de 10 cm graduée en mm sur lequel le client indique par un «X» le niveau (maximum, minimum et moyen) de l’intensité de la douleur. Le score est déterminé en mesurant en millimètre la distance entre le début du rectangle (0) et le X.

Effets chronotropes négatifs

Réduction de la fréquence cardiaque.


Effet inotrope négatif

Diminution de la contractilité myocardique

ERREUR SYSTÉMATIQUE

Erreur de mesure d’un instrument qui va toujours dans le même sens, donc corrigeable.

ERREUR ALÉATOIRE

Erreur de mesure d’un instrument qui n’est jamais la même, donc imprévisible et qu’on ne peut corriger.

ÉTIOLOGIE

Étude des causes des maladies.

ÉVALUATION

Un jugement porté sur une mesure à la lumière d’un référentiel normatif, critérié ou expérientiel.

ÉVALUATION NORMATIVE

Évaluer une mesure en fonction d’un groupe (percentile par exemple).

ÉVALUATION CRITÉRIÉE

Évaluer une mesure en fonction d’un critère prédéfini ( >37 sur le TSK = patient kinésiophobe).

ÉVALUATION EXPÉRIENTIELLE

En l’absence de critères ou de normes, la clinicienne peut se fonder sur son expérience clinique et porter une appréciation sur la mesure.

EXERCICE :

Activité physique volontaire, planifiée, structurée, répétitive et ayant comme but de rehausser ou de maintenir la condition physique et/ou la santé d’un individu.

FATIGUE

Diminution réversible et temporaire de la capacité de performance physique et/ou psychique. Elle est habituellement proportionnelle à la grandeur de la charge d’entraînement.

FIBROBLASTES: 

Cellule jeune du tissu conjonctif, qui élabore la matrice avant de se transformer en fibrocyte. Responsable de l’élaboration du collagène et de l’élastine, composantes du tissus conjonctif.

FIDÉLITÉ

Constance, stabilité d’une mesure (test-retest, dans le temps, entre différents évaluateurs, entre des instruments supposément identiques). (Un test qui n’est pas fidèle ne peut pas être valide).

FLEXIBILITÉ

La flexibilité se réfère à la capacité d’un tissu (peau, muscle, ligament, tendon) à pouvoir se laisser temporairement allonger. La flexibilité est passive. La flexibilité est un déterminant de la mobilité.

FLEXUM

Un flexum est une perte de mobilité, permanente, ou ponctuelle d’une articulation qui s’enraidit en flexion (donc extension incomplète). Dans un état post-chirurgical, celui-ci est le plus souvent causé pour des adhérences et/ou une inhibition motrice liée à la douleur.

FONCTION: 

Activité exercée par l’être humain : activité de travail, activité de vie quotidienne, loisir, etc. La capacité d’exécuter nos fonctions sous-tend nos rôles sociaux : travailleur, parent, conjoint, etc.

GESTION DE LA DOULEUR À L’EFFORT

Ensemble des mesures visant à diminuer, voire éradiquer l’hypersensibilisation du système nerveux central. Dit autrement, les stratégies cliniques visant à contrôler l’intensité de la douleur durant un effort physique dans le but d’éviter l’hyperalgésie algogène (augmentation de l’intensité de la douleur par excès de mouvement). L’outil principal pour ce faire est le point d’inflexion de la douleur.

GLUCAGON

A la suite de la baisse de la glycémie, le glucagon est sécrété. Cette hormone est antagoniste de l’insuline (hormone de « l’abondance ») et agit dans un premier temps sur le foie pour induire la glycogénolyse. Le glucose ainsi obtenu est libéré dans le sang et la glycémie est corrigée. Les réserves de glycogène étant limitées (12 à 36 heures, moins si exercice durant cette période), le glucagon va, avec l’adrénaline, favoriser l’hydrolyse des triglycérides en libérant du glycérol et des acides gras qui pourront être utilisés pour le métabolisme énergétique.

GUÉRISON

Au niveau des tissus mous du système musculosquelettique, processus naturel par lequel les cellules endommagée sont remplacées par des cellules du même type (régénération) ou du tissus cicatriciel (réparation).

HANDICAP

Désengagement des rôles sociaux (travailleuse, étudiant, parent, conjoint, etc.) (perte du rôle = handicap)

HÉMOSTASE

L’ensemble des phénomènes naturels qui permettent l’arrêt du saignement en post-chirurgie.

HISTOIRE NATURELLE (d’une maladie)

L’histoire naturelle de la maladie est l’évolution qu’une maladie prend chez une personne depuis son apparition pathologique jusqu’à sa résolution.

HOMÉOSTASIE

En biologie, l’homéostasie est un phénomène par lequel un facteur clé (par exemple, la température) est maintenu autour d’une valeur bénéfique pour le système considéré, grâce à un processus de régulation. Cette valeur spécifique n’est souvent pas optimale pour l’activité physique ; celle-ci doit être ajustée en fonction des spécificités de l’activité physique ou de l’exercice en question. L’échauffement est le meilleur exemple ; la performance physique est la plupart du temps optimale quand les tissus humains sont à une température supérieure à la valeur de repos (37,5 C).

HYPOTENSION ORTHOSTATIQUE POST-EXERCICE

Chute de la pression artérielle au moment où la personne passe de la position couchée ou assise à la station debout dû à la vasodilatation post-exercice (effet normal des catécholamines sur récepteurs b2 adrénergiques périphériques lors de l’effort physique). Cette diminution de la pression provoque, dans bien des cas, des symptômes d’hypoperfusion cérébrale transitoire.

HYPERALGÉSIE

Sensibilité rehaussée à un stimulus nociceptif. Un stimulus douloureux avant un lésion, est maintenant plus douloureux en terme d’intensité. Ce processus neurophysiologique est associé à une diminution du seuil d’activation des nocicepteurs de la corne postérieure de la moelle épinière entraînant une plus forte sensibilité de ceux ci.

HYPERVIGILANCE

L’hypervigilance est une attention et une sensibilité démesurées aux sensations corporelles qui souvent nourrissent la pensée catastrophique des individus vivant une expérience d’incapacité. Un haut niveau d’hypervigilance est contré par une intervention basée sur l’éducation, la «réassurance» et une expérience positive d’activité physique.

HYPOVOLÉMIE

L’hypovolémie désigne un déficit de sang, plus précisément du plasma sanguin, dans le système circulatoire. La déshydratation (donc diminution du volume de plasma) est une des causes communes rencontrées lors d’un effort dans les conditions ou la chaleur et-ou l’humidité est élevée.

INCIDENCE

Nombre de nouveau cas d’une maladie donnée sur une période donnée

INTÉGRINE

Au niveau des tissus conjonctifs, les intégrines sont des protéines transmembranaires situées sur la membrane cytoplasmique des différentes cellules (ex ; chondrocytes pour les cartilages, ténocytes pour les tendons, fibroblastes pour les ligaments) dont l’une des extrémités interagit en général avec le milieu externe de la cellule. Une des fonctions des intégrines est transduction de signaux de la matrice extracellulaire vers la cellule. Entre autres, celles-ci captent les stress mécaniques imposés au ligaments, aux cartilages et aux tendons et jouent donc un rôle central dans l’adaptation de ces tissus à l’exercice.

IATROGÈNE (protocole d’exercice)

Conséquences négatives d’une erreur de prescription d’exercice sur la santé d’un individu. (adapté de la médecine où un acte iatrogène ou iatrogénique est l’ensemble des conséquences néfastes sur l’état de santé individuel ou collectif de tout acte ou mesure pratiqué ou prescrit par un professionnel de santé habilité et qui vise à préserver, améliorer ou rétablir la santé).

INCAPACITÉ

Inaptitude (résultant d’une déficience) à exécuter le plus efficacement possible les fonctions de la vie quotidienne, et éventuellement l’incapacité entraîne progressivement un désengagement des rôles sociaux (travailleuse, étudiant, parent, conjoint, etc.) (perte du rôle = handicap).

INFILTRATION CORTISONÉE

Les infiltrations locales de corticoïdes sont destinées à diminuer voire à stopper le processus inflammatoire. Elles consistent à injecter un dérivé de la cortisone jumelé à un anesthésique local directement dans l’articulation, dans la bourse séreuse siège du processus d’arthrose. L’infiltration utilise généralement un produit dérivé de la cortisone à effet immédiat ou retardé.

« Personnellement, j’ai jamais vraiment cru à l’intérêt d’une restriction d’activité après l’injection mais recommande généralement 48hres quand les gens me pose la question. Je réponds que la cortisone est cristalline dans le mélange et pourrait irriter… (ça vient pas de la littérature mais d’une explication personnelle à la notion qu’il faille restreindre l’activité…).
Ce qui pourrait être délétère (mais que je ne l’ai pas lu nulle part) est un effet de type « Charcot ».
C’est à dire que la diminution de la proprioception et de la nociception, pendant l’effet de l’anesthésique, pourrait générer plus de stress sur le cartilage et potentiellement lui être nuisible lors de la reprise de l’activité d’entraînement. » (communication personnelle, Dr Hugo Viens, chirurgien-orthopédiste)

INFILTRATION PÉRIDURALE

L’espace épidural est situé immédiatement au-dessus d’une membrane spéciale appelée dure-mère qui recouvre la moelle épinière et les nerfs dans la colonne vertébrale. Une épidurale est une forme d’anesthésie régionale dans laquelle une aiguille est introduite entre les os de la colonne jusqu’à l’espace épidural permettant à l’anesthésiologiste d’y introduire un petit tube de plastique (appelé cathéter) et d’injecter un anti-inflammatoire (cortisone) et un anesthésique local. La technique est souvent utilisée dans les cas de hernie discale.

INFLAMMATION

L’inflammation est la réponse immédiate de l’organisme à une lésion de ses tissus et cellules causée par des pathogènes ou une lésion.

ISRSN

Les inhibiteurs de la recapture (ou du recaptage) de la sérotonine-noradrénaline (IRSNa, IRSN ou SNRI en anglais pour Serotonin-norepinephrine reuptake inhibitor) sont des psychotropes qui inhiberaient de façon sélective la recapture de la noradrénaline et de la sérotonine.

FORCE VITESSE (ou puissance musculaire): 

C’est la capacité des systèmes nerveux et musculaire de surmonter des résistances avec la plus grande vitesse de contraction possible dans le plus court laps de temps possible. Puissance = Force X Distance / Temps. Un athlète puissant est nécessairement fort, mais un athlète fort n’est pas nécessairement puissant. La puissance musculaire est la capacité de développer un niveau de force élevé à l’intérieur d’un laps de temps le plus court possible. La force vitesse compte deux autres qualités de forceL la force de démarrage (force initiale) et la force explosive (Schmidtbleicher, 1985).

INTENSITÉ: 

Niveau d’effort fourni par l’athlète pour réaliser les tâches d’entraînement de la séance. L’intensité peut être décrite comme la vigueur avec laquelle on pratique notre activité. Les exercices intenses demandent une dépense d’énergie beaucoup plus importante par unité de temps que les exercices qui le sont moins. La vitesse de marche ou de jogging (en km/heure) est une façon de mesurer l’intensité. Par exemple, le jogging à 9 km/heure est plus intense qu’une marche de santé faite à 5 km/heure parce-que la quantité d’énergie dépensée dans un intervalle de temps qui serait le même (disons 1 heure) est plus grande au jogging que dans la marche.

KINÉSIOPHOBIE

Les peurs et craintes reliées à la douleur entraînent souvent un évitement des activités considérées comme pouvant provoquer ou augmenter la douleur, ou pouvant causer ou aggraver une lésion. On utilise le terme kinésiophobie pour définir cette peur du mouvement. L’évitement des activités physiques  finit par engendrer un déconditionnement physique qui comme on vient de le voir augmente de plus en plus l’intensité de la douleur au fur et à mesure que le temps passe (hypokinésie algogène). L’augmentation de la douleur confirme les craintes de l’individu kinésiophobe qui s’inquiète de plus en plus, bouge encore moins et se déconditionne de plus en plus. Celui-ci se retrouve alors coincé dans un cercle vicieux qui aggrave de plus en plus l’incapacité.

LABRUM

Le labrum est un joint circonférentiel dont le rôle au sein de l’articulation est fondamental. C’est un anneau de fibrocartilage composé de tissu conjonctif dense attaché tout autour du rebord osseux d’une cavité (acétabulum pour la coxo-fémorale, et la cavité glénoïde pour l’articulation gléno-humérale). Le labrum assure l’étanchéité de l’espace intra-articulaire et joue un rôle important dans la stabilisation de l’articulation en augmentant l’aire de contact entre les surfaces articulaires optimisant ainsi la distribution des contraintes mécaniques.

LASÈQUE (test)

L’élévation du membre inférieur, en gardant le genou en extension, reproduit la douleur sciatique en cas de compression d’origine discale des racines du nerf sciatique L5 et S1. Ce test est évalué par le degré d’élévation du membre inférieur par rapport à la table d’examen. Un Lasègue positif est indicateur d’une hernie discale (quoique haute sensibilité, mais faible spécificité).

LÉSION

Modification délétère de la structure d’un tissu vivant sous l’influence d’une cause morbide. Au niveau des tissus du système musculosquelettique, celle-ci est causée par un traumatisme, une surcharge ou par une maladie dégénérative.

LOCUS DE CONTRÔLE INTERNE

Les personnes croyant que leur performance ou leur sort dépendent surtout d’elles-mêmes ont un locus de contrôle dit interne

LOCUS DE CONTRÔLE EXTERNE

Les personnes croyant que leur performance ou leur sort dépendent avant tout de facteurs extérieurs hors de leur influence ont un locus de contrôle dit externe

MÉCANISMES OPIOÏDERGIQUES ENDOGÈNES

Notre organisme utilise naturellement des substances similaires aux opiacés comme neurotransmetteurs. Il s’agit des endorphines, des enképhalines et de la dynorphine, que l’on désigne souvent sous l’appellation d’opioïdes endogènes. Ceux-ci sont analgésiques et euphorisants. L’exercice peut activer ces processus et devenir une modalité analgésique en soit.

MÉNISCECTOMIE

Lorsqu’un ménisque est abîmé et gênant, il est possible d’en effectuer l’ablation sous arthroscopie. Le principe de cette intervention est d’enlever uniquement la partie lésée du ménisque, en conservant sa partie intacte, de façon à ménager au maximum son rôle de stabilisateur du genou. L’arthroscope, petit tube optique, muni d’une caméra, introduit par un petit orifice, permet de visualiser le ménisque atteint. Par le deuxième orifice, des petits instruments sont introduits : crochet palpateur, pinces « emporte pièces » qui grignotent progressivement le ménisque, ciseaux etc. La partie abîmée du ménisque est enlevée, en la détachant en un seul tenant, ou en la morcelant progressivement. La réadaptation par l’exercice (renforcement + proprioception) doit impérativement suivre l’intervention et ce, pour restabiliser l’articulation du genou.

MÉTABOLISME DE BASE

Le métabolisme de base (MB), ou métabolisme basal, correspond aux besoins énergétiques « incompressibles » de l’organisme, c’est-à-dire la dépense d’énergie minimum quotidienne permettant à l’organisme de survivre ; au repos, l’organisme consomme en effet de l’énergie pour maintenir en activité ses fonctions (cœur, cerveau, respiration, digestion, maintien de la température du corps), via des réactions biochimiques (qui utilisent l’ATP). Il est exprimé sur la base d’une journée, donc en joules ou en calories par jour. L’alimentation permet de subvenir à ces besoins énergétiques.

À cette dépense énergétique de repos s’ajoutent deux types de métabolismes :

  • métabolisme post-prandial : dépense calorique consécutive à un repas (manger consomme de l’énergie : ADS = Activité dynamique spécifique) ;
  • métabolisme de l’exercice : dépense calorique consécutive à un effort physique ou du cerveau pendant un travail intellectuel ou de concentration intense (examens, conduite automobile…). Ce besoin est difficilement quantifiable étant donné qu’il varie d’un individu à l’autre et d’une situation à l’autre.

MÉTROLOGIE

Science de la mesure

MOBILITÉ

La mobilité est l’amplitude de mouvement utilisable autour d’une articulation de façon volontaire et contrôlée. La mobilité est donc active. Celle-ci est donc contrôlée par notre système nerveux (incluant la douleur). Des modifications morphologiques pathologiques peuvent aussi affecter la mobilité dans certains cas, ex : kystes, ostéophytes).

MOTIVATION

La motivation désigne une hypothétique force intra-individuelle, qui peut avoir des déterminants internes et/ou externes multiples, et qui permet d’expliquer la direction, le déclenchement, la persistance et l’intensité du comportement ou de l’action.

MYOFIBROBLASTES

Les fibroblastes se transforment en myofibroblastes lors des modifications des tensions qui les environnent. On en trouve notamment dans les tissus cicatriciels dans le but de rapprocher les berges des plaies et dans les tissus lésés. Ces cellules jouent donc un rôle central dans la cicatrisation en permettant la contraction de la blessure et en produisant une matrice extracellulaire temporaire.

MYOKINES

Les myokines sont des substances solubles de signalisation cellulaire synthétisées par les myocytes, les cellules constitutives des muscles. Elles sont produites lors de l’activité physique.

NNT (NOMBRE DE SUJET A TRAITER (NST), anglais : Number Needed to Treat, NNT)

Il s’agit du nombre de sujet à traiter pendant la période déterminée pour guérir ou pour prévenir un cas supplémentaire de la pathologie considérée. Le nombre de personnes à traiter avec un médicament x pour sauver un « accident ». Pour les statines , par exemple vous devez traiter 100 personnes pour sauver un accident cardiaque.

NOCICEPTION

La nociception est un mécanisme neurophysiologique qui permet la transformation d’un stimulus mécanique, thermique ou chimique en influx nerveux (transduction). Cet influx nerveux est transmis et est modulé jusqu’au cerveau ou celui-ci est transformé en expérience de la douleur.

NOCICEPTEUR

Il s’agit de terminaisons nerveuses libres c’est-à-dire les extrémités d’axones dépourvues de myéline. Ces terminaisons axonales très arborisées sont celles des fibres de type A delta et C. Elles se retrouvent aussi bien dans les tissus cutanés, musculaires, vasculaires, articulaires, osseux ou viscéraux. Ceux-ci ne répondent que lorsqu’un stimulus est d’une intensité suffisamment élevé pour menacer l’intégrité de l’organisme, autrement dit lorsqu’il est susceptible d’entraîner une lésion.
Or le diamètre et la myélinisation influencent tous deux la vitesse de conduction de l’influx nerveux : plus le diamètre d’une fibre est grand, plus elle est alors myélinisée, et plus cette fibre conduira l’influx nerveux rapidement (A delta plus grand que C, donc elle conduisent l’influx plus rapidement).

OBSERVANCE

XX

OMARTHROSE

Arthrose de l’articulation gléno-humérale.

OSTÉOLYSE

Destruction du tissus osseux, causée par l’inflammation, elle-même causé par la présence de corps étrangers (particules de polyéthylène (plastique) dans le cas de la PTG et PTH).

OSTÉOPHYTE: 

Bec osseux prenant naissance à quelques millimètres du rebord d’un cartilage Hyalin.

PARÉSIE

La parésie désigne la perte de motricité d’un membre (bras ou jambe) qui peut se révéler plus ou moins importante

PARESTHÉSIE

La paresthésie est le terme scientifique pour désigner la sensation de fourmillements et d’engourdissements.

PATHOGÉNÈSE

Étude du processus par lequel une cause pathogène agit sur l’organisme et détermine une maladie ; le processus lui-même.

PÉRIODISATION

Division systématiques et cohérente des tâches d’entraînement en période possédant un objectif précis à partir duquel découlent les tâches d’entraînement. Une périodisation est habituellement faite sur une année. L’année sera divisée en plusieurs périodes (phases et macrocycles) pendant lesquelles les formes de stimulus seront différentes et agencées de façon à respecter les fondements scientifiques des théories de l’entraînement, dans le but éventuel d’atteindre un sommet de performance au moment
opportun.

Selon Weineck (1983)

« une alternance de ce type permet au non seulement au sportif d’éviter le surentraînement, mais aussi d’atteindre des pointes de performance qui ne seraient pas possibles dans le cas d’une forte charge de longue durée. »


Donc, grâce à la périodisation, il est possible d’amener l’étudiant-athlète à la forme sportive optimale à un moment préalablement déterminé, c’est à dire lors des compétitions décisives.

Une périodisation comprend :


La ventilation des tâches majeures d’entraînement dans le cycle annuel et leurs durée de développement ;
Le pourcentage de temps d’entraînement accordé aux tâches d’entraînement pour chaque macrocycle ;
La projection de la charge d’entraînement macrocycle par macrocycle ;
La nature et un calendrier des sessions de contrôle et d’évaluation.

(Cardinal, 2000-2004)

PÉRICYTES

Les péricytes sont des cellules murales localisées au niveau de la lame basale de l’endothélium des capillaires, qu’elles entourent par de longs prolongements circonférentiels et cytoplasmiques. Bien que peu nombreux dans certains lits vasculaires, les péricytes auraient une fonction contractile et un rôle dans la régulation métabolique à travers la régulation du débit sanguin au niveau des capillaires et des veinules post-capillaires. Ils jouent également un rôle dans l’angiogenèse et pourraient avoir un rôle immunitaire.

POINT D’INFLEXION DE LA DOULEUR

Le point d’inflexion de l’intensité de la douleur est le point où l’intensité de la douleur augmente durant un effort physique quelconque. Ce point représente le moment où il faut stopper l’activité. Le non-respect de ce principe entraîne une sur-stimulation des mécanismes nociceptifs et favorise la persistance de la douleur chronique. Ce concept est le plus important en réadaptation par l’exercice en contexte de douleur persistante.

POLYGONE DE SUSTENTATION

Le polygone de sustentation est le plus petit polygone reliant l’ensemble des
points par lequel un corps repose sur un plan horizontal. Plus simplement, il s’agit de la surface entre l’extrémité des points d’appui.

PRÉVALENCE

Nombre de cas d’une maladie donnée divisé par le nombre d’individus sains à un moment donnée ;

PRÉVENTION PRIMAIRE :

La prévention primaire comprend tous les actes destinés à prévenir l’apparition d’un premier épisode d’une maladie (diminution de l’incidence) ou d’une incapacité liée à une maladie ou à un déconditionnement physique ou psychologique (douleur au dos, dépression, anxiété ou obésité incapacitante par exemple).

PRÉVENTION SECONDAIRE :

La prévention secondaire comprend tous les actes destinés à éradiquer et prévenir la réapparition de la maladie (diminution de la prévalence), d’une incapacité ou d’un déconditionnement physique ou psychologique.

PRÉVENTION TERTIAIRE :

La prévention tertiaire comprend tous les actes destinés à prévenir la réapparition de la maladie, d’une incapacité ou d’un déconditionnement physique ou psychologique et ce, dans un contexte où une autre maladie (comorbidité), incapacité ou un obstacle important augmente de façon significative le degré de difficulté de l’intervention.

PROTHÈSE TOTALE DU GENOU (PTG), PROTHÈSE TOTALE DE LA HANCHE (PTH)

Re-surfaçage prothétique qui consiste à remplacer les surfaces articulaires, détruites par un processus arthrosique, par une ostéonécrose ou par une maladie rhumatismale.

La prothèse totale remplace donc toutes les surfaces articulaires, contrairement à une prothèse partielle qui ne remplace qu’un des compartiments de l’articulation (surtout dans le cas du genou, soit le compartiment fémoro-tibial médial, interne, soit le compartiment fémoro-tibial latéral).

Qid 

Quatre fois par jour

RACHIS

Synonyme de colonne vertébrale

RACHIALGIE

Douleur siégeant dans le rachis cervical (cervicalgie), le rachis dorsal (dorsalgie) ou le rachis lombaire (lombalgie).

R.A.T.

Retour au travail

RAISONNEMENT CLINIQUE

Le raisonnement clinique des peut être défini comme les processus cognitifs et les stratégies utilisées pour comprendre les causes des problèmes des clients, prendre des décisions cliniques éclairées, et ainsi apporter des solutions pour résoudre lesdits problèmes.

RÉADAPTATION PAR L’EXERCICE

Activité physique volontaire, planifiée, structurée, répétitive et ayant comme but d’optimiser les capacités physiques et ultimement les capacités fonctionnelles d’un individu en maximisant le transfert des adaptations vers la fonction. De plus, l’exercice peut avoir un effet sur les conséquences physico-psychologiques et sur la physiopathologie de la maladie.

RÉTINACULUM

Un rétinaculum (rétinacula) est une structure fibreuse destinée à maintenir les tendons contre les structures osseuses.

RÉTROACTION

Composante essentielle du processus d’apprentissage où le superviseur retourne au stagiaire des informations sur une intervention clinique, et ce, dans le but d’améliorer l’efficacité de ladite intervention.

Non seulement la rétroaction est reconnue pour assurer l’amélioration des compétences et affecter positivement la motivation intrinsèque des étudiantes et des étudiants, mais elle contribue aussi à maintenir leur engagement et à soutenir leur persévérance dans les tâches d’apprentissage complexes.

RÉVISION PROTHÉTIQUE

Changement d’une prothèse totale (PTH ou PTG) est un acte chirurgical qui consiste à enlever l’ensemble ou simplement une partie et à la remplacer par une autre. La révision prothétique marque la fin de vie de la prothèse. Une révision est souvent plus complexe à réaliser et requiert une plus grande période de rétablissement.

ROLAND-MORRIS (Questionnaire de)

L’indice d’incapacité fonctionnelle Roland-Morris est un instrument mesurant l’impact du mal de dos au niveau physique et psychologique. Pour être valide, le score initial doit être entre 4 et 20 points. Le seuil minimum acceptable de changement significatif est de 4 à 5 points, en bas de ce seuil critère le changement pourrait être dû au hasard. (Stratford, PW, Binkley, J, Solomon, P, Finch, E, Gill, C, Moreland, J.1996).

SÉMIOLOGIE

Discipline médicale qui étudie les signes des maladies.

SÉNESCENCE

En biologie, la sénescence est un processus physiologique qui entraîne une lente dégradation des fonctions de la cellule à l’origine du vieillissement des organismes. Par extension, les biologistes parlent de processus de sénescence des organes et des organismes

SENSIBILITÉ AU CHANGEMENT

Capacité de la mesure à détecter un changement d’un construit physiologique ou psychologique. Par exemple, est-ce qu’un test de V02 max est capable de détecter une augmentation ou une diminution si minime soit-elle.

SENTIMENT D’EFFICACITÉ PERSONNELLE

Concept développé par Albert Bandura. Il désigne les croyances d’une personne sur sa capacité d’atteindre des buts ou de faire face à différentes situations. Ce sentiment constitue un déterminant important de la motivation à agir et de la persévérance vers des buts car le niveau d’effort investi est en fonction des résultats attendus.

C’est aussi la croyance qu’un individu entretient quant à ses capacités d’organiser et d’exécuter les actions nécessaires pour produire un niveau donné de réalisation.

SCHOBER (test de) :

Le test de Schober mesure la flexion antérieure (se pencher en avant) de la portion de la colonne vertébrale située au niveau des vertèbres lombaires

(région habituellement appelée maladroitement les reins).Pour effectuer ce test, on demande au patient de se tenir debout les talons joints. On effectue ensuite des marques sur le dos de l’individu à 5 cm et à 10 cm au-dessus d’une zone que l’on appelle la jonction lombosacrée. Le clinicien trace une ligne horizontale entre deux zones anatomiques osseuses appelées les épines iliaques postéro supérieures. Cette zone se situe à environ un plat demain au-dessus de la raie fessière au niveau du sacrum. On demande alors au patient de se pencher en avant au maximum. On mesure à ce moment-là la distance qui sépare les deux marques.

Flexibilité normale = 20 cm et plus.

SENSIBILITÉ

Test qui produit le moins de faux négatifs possible.

SPÉCIFICITÉ

Test ne repérant que les vrais positifs, peu de faux positifs.

SPONDYLARTHROSE

Arthrose de la colonne vertébrale

SPONDYLOLISTHÉSIS

Un spondylolisthésis est généralement défini comme un glissement ou un déplacement en avant (ANTÉLISTHÉSIS) ou en arrière (RÉTROLISTHÉSIS) d’une vertèbre par rapport à la vertèbre sous-jacente.

SPONDYLOLYSE

Un spondylolyse est un défaut (une lésion ou fracture) unilatéral ou bilatéral de l’isthme interarticulaire sans déplacement de la vertèbre.

STIMULUS: 

La condition essentielle à respecter pour réaliser avec succès la tâche d’entraînement, le stimulus est le stress physiologique et psychologique produit engendré par l’entraînement physique. La réponse à un stimulus d’entraînement est l’adaptation.

SYSTÈME MUSCULO-SQUELETTIQUE

Les os, les muscles, les tendons (bandes de tissus conjonctif reliant les muscles aux os) et des ligaments (bandes de tissus conjonctif reliant les os entre eux) qui sont nécessaires à la production de travail physique et à la locomotion (synonyme : système locomoteur). Système musculo-squelettique passif ; os, ligaments, tendons, labrum, ménisque et autres tissus conjonctifs. Système musculo-squelettique actif : muscles.

SYMPTOMATOLOGIE

Étude des symptômes des maladies.

TENDON

Tissu conjonctif fibreux, mécaniquement responsable de la transmission de la force des muscles vers les os. Il exerce aussi un rôle important dans la proprioception et, ce, grâce à la présence de divers récepteurs sensoriels (organes tendineux de Golgi).

TÉNOCYTES

Les ténocytes (fibroblastes tendineux) sont des cellules qui sont capables de produire le collagène, l’élastine et la matrice extra-cellulaire.

TÉNOSYNOVITE

Inflammation de la gaine synoviale du tendon.

TISSUS DE GRANULATION

Par granulation (lat. granulum = particule) on désigne en dermatologie et en chirurgie la formation de nouveau tissu conjonctif dans le cadre de la cicatrisation, fortement irrigué par des capillaires (petits vaisseaux sanguins). À cause de la présence de nombreux capillaires, la surface apparaît être granulaire. On parle de tissu de granulation.

TRANSFERT

Le niveau de transfert est le rapport entre les gains obtenus sur le plan de la fonction que l’on veut améliorer et ceux obtenus lors de l’exercice. Plus les adaptations physiologiques induites par le programme d’exercices sont transformées en améliorations de la fonction, plus le niveau de transfert est grand. On peut alors parler de hausse de la capacité fonctionnelle.

TRIPODE (test du) :

Sur un patient assis en bord de table, buste droit et jambes pendantes, l’extension du genou du côté de la sciatique entraîne une douleur obligeant le patient à se rejeter en arrière pour se mettre en appui sur les mains, afin de détendre la racine.

STRATIFICATION (du risque)

Classement d’un individu en fonction des risques à entreprendre un programme d’exercices et permettant d’adapter la charge d’entraînement et de définir le niveau de supervision.

VALIDITÉ

Un test est valide lorsqu’il mesure bien ce qu’il est sensé mesurer

VALIDITÉ INTERNE

Le score d’un nouveau test est le plus près possible d’une mesure étalon (Léger-Boucher vs tapis roulant avec mesure directe du V02 Max)

VALIDITÉ EXTERNE

Si les même résultats seraient obtenus si le test était répété sur un autre échantillon. La validité externe d’une expérience scientifique désigne la capacité de ses conclusions à être généralisées à des contextes non-expérimentaux.

VARIABLE INDÉPENDANTE

Comme son nom l’indique, une variable indépendante est autonome. La valeur ne change pas en raison de l’impact de toute autre variable. Le chercheur manipule ou modifie la variable indépendante pour mesurer son impact sur d’autres variables.
Dans certains cas des variables indépendantes peuvent déjà exister comme l’âge, mais elles ne dépendent d’aucune autre variable.

VARIABLE DÉPENDANTE

De même, une variable dépendante, comme son nom l’indique, dépend d’autres variables. C’est la variable qui est testée dans l’expérience. Un chercheur mesure le résultat de l’expérience pour voir comment d’autres variables provoquent des changements sur la valeur d’une variable dépendante.

VAS : Visual Analog Scale

C’est une échelle d’auto-évaluation de l’intensité de la douleur utilisée autant en clinique qu’en recherche. Elle est sensible, reproductible, fiable et validée aussi bien dans les situations de douleur aiguë que de douleur chronique. Elle doit être utilisée en priorité, lorsque c’est  possible.

Max = douleur maximum sur 10

Min = douleur minimum sur 10 (mettre 0 si au moins un moment sans douleur durant une journée

Moy = douleur moyenne sur 10

On établit le score en mesurant la distance en cm de 0 au X que la personne place sur la réglette de 10 cm.

VISCOSUPPLÉANCE

La viscosuppléance, qui fait partie de l’arsenal thérapeutique de la gonarthrose et la coxarthrose, consiste à injecter dans l’articulation un dérivé de l’acide hyaluronique (Synvisc) ajoutée à un corticostéroïde (pour le Cingal). Le composé assure la lubrification et la protection du cartilage (augmentation de la viscosité de la synovie) et, en plus pour le Cingal, une diminution de l’inflammation par l’effet du corticostéroïde. La période de soulagement de la douleur la plus importante semble se situer entre la 5e et la 13e semaine suivant le traitement.

VOLUME: 

Quantité totale de travail réalisé par l’athlète au cours de la séance. C’est la combinaison de la durée et de la fréquence et de l’intensité qui donne le « volume« , c’est à dire la quantité d’activités physiques que l’on fait dans un temps donné. En physiologie de l’exercice, l’unité de mesure pour mesurer le volume d’activités physiques est la Kilocalorie (quoique l’usage fait en sorte que l’on dise calorie au lieu de kilocalorie). En terme plus scientifique, le nombre de calories brûlées au cours d’une activité est la mesure du travail effectué (Force X Distance).