Lexique de kinésiologie

ADAPTATION: 

La restauration ou réorganisation morphologique des muscles et des processus physiologiques assujettis au stress lors d’une activité particulière. L’adaptation physiologique résulte d’une réponse du corps humain à un stimulus d’entraînement : Stimulus (S) > réorganisation (R) > adaptation (A). Par exemple, si l’athlète effectue des flexions des avants bras de façon régulière, les muscles impliqués dans le mouvement deviendront plus forts. L’exercice de flexion est le stimulus (S), l’augmentation en volume des fibres impliquées et une meilleure coordination nerveuse sont les principales actions de réorganisation de l’organisme (R), et l’augmentation conséquente de la force est l’adaptation (A).

ANAMNÈSE

L’anamnèse est dérivée du grec ancien anamnêsis, qui signifie littéralement « action de rappeler à la mémoire ». Elle est l’ensemble des renseignements fournis au kinésiologue par le client ou par son entourage sur les données relatives à un problème spécifique. Elle est un élément essentiel du processus de raisonnement clinique.

ARTHROSE VERTÉBRALE (spondylarthrose)

Toute atteinte dégénérative du rachis. Peut comprendre l’une, plusieurs ou toutes les variétés suivantes : 

discarthrose (arthrose vertébrale antérieure): 
dégénérescence discale accompagnée d’ostéophytose antérolatérale; 
ostéophyte: 
bec osseux prenant naissance à quelques millimètres du rebord vertébral; 
ostéophytose: 
présence de plusieurs ostéophytes, isolés ou en association avec un affaissement discal; 
arthrose interapophysaire (arthrose vertébrale postérieure): 
dégénérescence des articulations postérieures caractérisée par un amincissement des cartilages articulaires et la formation d’ostéophytes; 
spondylose: 
combinaison de discarthrose et d’arthrose interapophysaire; 
uncarthrose: 
dégénérescence des articulations uncovertébrales; 
uncodiscarthrose: 
association d’uncarthrose et de discarthrose. 
nodule de Schmorl: 
hernie intraspongieuse. 
syndesmophyte: 
ossification entre deux corps vertébraux adjacents

note:

Suffixe  » ITE  » = inflammation
Suffixe  » OSE  » = dégénérescence 

(source: Dr Michel Dupuis, Physiatre à l’Hôpital Notre-Dame de Montréal)

CONTRACTION AUXOTONIQUE

Lorsque le muscle varie sur les trois modes de contractions (isométrique, concentrique, excentrique), pour garder une position dans une situation d’instabilité articulaire.

AVQ

Activités de vie quotidienne

CAPACITÉ FONCTIONNELLE

La capacité physique et la capacité fonctionnelle sont deux concepts différents. La capacité physique est le potentiel de production d’énergie mécanique de l’organisme. Une bonne capacité physique brute est nécessaire à l’accomplissement des fonctions humaines. Nécessaire, mais non suffisante.

D’autres éléments de nature biomécanique, neurologique, voire psychologique doivent être intégrés au programme de prise en charge interdisciplinaire pour obtenir un bon transfert. Le niveau de transfert est le rapport entre les gains obtenus sur le plan de la fonction que l’on veut améliorer et ceux obtenus lors de l’exercice. Plus les adaptations physiologiques induites par le programme d’exercices sont transformées en améliorations de la fonction, plus le niveau de transfert est grand. On peut alors parler de hausse de la capacité fonctionnelle.

La capacité fonctionnelle est donc l’aptitude à exécuter le plus efficacement possible les fonctions de la vie quotidienne.

CHARGE: 

La charge d’entraînement est l’effort physique et nerveux fourni par l’organisme et provoqué par des stimulations motrices visant à développer ou à maintenir l’état d’entraînement (Harre, 1982).

CONCENTRIQUE (contraction musculaire)

Le muscle XXXX

ISOMÉTRIQUE (contraction musculaire)

Le muscle XXX

ISOCINÉTIQUE (contraction musculaire)

Le XXX.

EXCENTRIQUE (contraction musculaire)

Le muscle s’allonge en se tendant, ce qui entraîne une résistance au mouvement
ou un ralentissement du mouvement.

ENDORPHINE: 

Substance peptidique, neuromédiateur du système nerveux central, aux propriétés antalgiques  et euphorisante.

EPICONDYLALGIE: 

L’épicondylalgie est caractérisée par une douleur localisée à la face externe du coude et accentuée lorsque l’on manipule un objet et que l’on doit utiliser la force des doigts et/ou du poignet. L’épicondylalgie est une blessure de surcharge des muscles extenseurs du poignet (ceux qui servent à déplier les doigts et à monter le poignet vers le haut). Selon les données scientifiques les plus récentes, la lésion se situe principalement à la jonction du tendon (prolongement du muscle qui le relie à l’os). La surcharge résulte du déséquilibre entre la sollicitation de ces muscles et la capacité de régénération de l’organisme humain.

ÉCHELLE VISUELLE ANALOGIQUE DE LA DOULEUR (VAS)

C’est une échelle d’auto-évaluation de l’intensité de la douleur. Bien que simple, cet outil est très efficace (fidélité élevée). L’outil se présente sous la forme d’un rectangle de 10 cm graduée en mm sur lequel le client indique par un «X» le niveau (maximum, minimum et moyen) de l’intensité de la douleur. Le score est déterminé en mesurant en millimètre la distance entre le début du rectangle (0) et le X.

FIBROBLASTES: 

Cellule jeune du tissu conjonctif, qui élabore la matrice avant de se transformer en fibrocyte. Responsable de l’élaboration du collagène et de l’élastine, composantes du tissus conjonctif.

FONCTION: 

Activité exercée par l’être humain : activité de travail, activité de vie quotidienne, loisir, etc. La capacité d’exécuter nos fonctions sous-tend nos rôles sociaux : travailleur, parent, conjoint, etc.

GLUCAGON

A la suite de la baisse de la glycémie, le glucagon est sécrété. Cette hormone est antagoniste de l’insuline (hormone de « l’abondance ») et agit dans un premier temps sur le foie pour induire la glycogénolyse. Le glucose ainsi obtenu est libéré dans le sang et la glycémie est corrigée. Les réserves de glycogène étant limitées (12 à 36 heures, moins si exercice durant cette période), le glucagon va, avec l’adrénaline, favoriser l’hydrolyse des triglycérides en libérant du glycérol et des acides gras qui pourront être utilisés pour le métabolisme énergétique.

INFILTRATION CORTISONÉE

Les infiltrations locales de corticoïdes sont destinées à diminuer voire à stopper le processus inflammatoire. Elles consistent à injecter un dérivé de la cortisone jumelé à un anesthésique local directement dans l’articulation, dans la bourse séreuse siège du processus d’arthrose. L’infiltration utilise généralement un produit dérivé de la cortisone à effet immédiat ou retardé.

« Personnellement, j’ai jamais vraiment cru à l’intérêt d’une restriction d’activité après l’injection mais recommande généralement 48hres quand les gens me pose la question. Je réponds que la cortisone est cristalline dans le mélange et pourrait irriter… (ça vient pas de la littérature mais d’une explication personnelle à la notion qu’il faille restreindre l’activité…).
Ce qui pourrait être délétère (mais que je ne l’ai pas lu nulle part) est un effet de type « Charcot ».
C’est à dire que la diminution de la proprioception et de la nociception, pendant l’effet de l’anesthésique, pourrait générer plus de stress sur le cartilage et potentiellement lui être nuisible lors de la reprise de l’activité d’entrainement. » (communication personnelle, Dr Hugo Viens, chirurgien-orthopédiste)

ISRSN

Les inhibiteurs de la recapture (ou du recaptage) de la sérotonine-noradrénaline (IRSNa, IRSN ou SNRI en anglais pour Serotonin-norepinephrine reuptake inhibitor) sont des psychotropes qui inhiberaient de façon sélective la recapture de la noradrénaline et de la sérotonine.

FORCE VITESSE (ou puissance musculaire): 

C’est la capacité des systèmes nerveux et musculaire de surmonter des résistances avec la plus grande vitesse de contraction possible dans le plus court laps de temps possible. Puissance = Force X Distance / Temps. Un athlète puissant est nécessairement fort, mais un athlète fort n’est pas nécessairement puissant. La puissance musculaire est la capacité de développer un niveau de force élevé à l’intérieur d’un laps de temps le plus court possible. La force vitesse compte deux autres qualités de forceL la force de démarrage (force initiale) et la force explosive (Schmidtbleicher, 1985).

INTENSITÉ: 

Niveau d’effort fourni par l’athlète pour réaliser les tâches d’entraînement de la séance. L’intensité peut être décrite comme la vigueur avec laquelle on pratique notre activité. Les exercices intenses demandent une dépense d’énergie beaucoup plus importante par unité de temps que les exercices qui le sont moins. La vitesse de marche ou de jogging (en km/heure) est une façon de mesurer l’intensité. Par exemple, le jogging à 9 km/heure est plus intense qu’une marche de santé faite à 5 km/heure parce-que la quantité d’énergie dépensée dans un intervalle de temps qui serait le même (disons 1 heure) est plus grande au jogging que dans la marche.

KINÉSIOPHOBIE

Les peurs et craintes reliées à la douleur entraînent souvent un évitement des activités considérées comme pouvant provoquer ou augmenter la douleur, ou pouvant causer ou aggraver une lésion. On utilise le terme kinésiophobie pour définir cette peur du mouvement. L’évitement des activités physiques  finit par engendrer un déconditionnement physique qui comme on vient de le voir augmente de plus en plus l’intensité de la douleur au fur et à mesure que le temps passe (hypokinésie algogène). L’augmentation de la douleur confirme les craintes de l’individu kinésiophobe qui s’inquiète de plus en plus, bouge encore moins et se déconditionne de plus en plus. Celui-ci se retrouve alors coincé dans un cercle vicieux qui aggrave de plus en plus l’incapacité.

LASÈQUE (test)

L’élévation du membre inférieur, en gardant le genou en extension, reproduit la douleur sciatique en cas de compression d’origine discale des racines du nerf sciatique L5 et S1. Ce test est évalué par le degré d’élévation du membre inférieur par rapport à la table d’examen. Un Lasègue positif est indicateur d’une hernie discale (quoique haute sensibilité, mais faible spécificité).

MÉNISCECTOMIE

Lorsqu’un ménisque est abîmé et gênant, il est possible d’en effectuer l’ablation sous arthroscopie. Le principe de cette intervention est d’enlever uniquement la partie lésée du ménisque, en conservant sa partie intacte, de façon à ménager au maximum son rôle de stabilisateur du genou. L’arthroscope, petit tube optique, muni d’une caméra, introduit par un petit orifice, permet de visualiser le ménisque atteint. Par le deuxième orifice, des petits instruments sont introduits : crochet palpateur, pinces « emporte pièces » qui grignotent progressivement le ménisque, ciseaux etc. La partie abîmée du ménisque est enlevée, en la détachant en un seul tenant, ou en la morcelant progressivement. La réadaptation par l’exercice (renforcement + proprioception) doit impérativement suivre l’intervention et ce, pour restabiliser l’articulation du genou.

MÉTABOLISME DE BASE

Le métabolisme de base (MB), ou métabolisme basal, correspond aux besoins énergétiques « incompressibles » de l’organisme, c’est-à-dire la dépense d’énergie minimum quotidienne permettant à l’organisme de survivre ; au repos, l’organisme consomme en effet de l’énergie pour maintenir en activité ses fonctions (cœur, cerveau, respiration, digestion, maintien de la température du corps), via des réactions biochimiques (qui utilisent l’ATP). Il est exprimé sur la base d’une journée, donc en joules ou en calories par jour. L’alimentation permet de subvenir à ces besoins énergétiques.

À cette dépense énergétique de repos s’ajoutent deux types de métabolismes :

  • métabolisme post-prandial : dépense calorique consécutive à un repas (manger consomme de l’énergie : ADS = Activité dynamique spécifique) ;
  • métabolisme de l’exercice : dépense calorique consécutive à un effort physique ou du cerveau pendant un travail intellectuel ou de concentration intense (examens, conduite automobile…). Ce besoin est difficilement quantifiable étant donné qu’il varie d’un individu à l’autre et d’une situation à l’autre.

SYSTÈME MUSCULO-SQUELETTIQUE

Les os, les muscles, les tendons (bandes de tissus conjonctif reliant les muscles aux os) et des ligaments (bandes de tissus conjonctif reliant les os entre eux) qui sont nécessaires à la production de travail physique et à la locomotion (synonyme : système locomoteur).

OSTÉOPHYTE: 

Bec osseux prenant naissance à quelques millimètres du rebord vertébral.

PRÉVENTION PRIMAIRE :

La prévention primaire comprend tous les actes destinés à prévenir l’apparition d’un premier épisode d’une maladie (diminution de l’incidence) ou d’une incapacité liée à une maladie ou à un déconditionnement physique ou psychologique (douleur au dos, dépression, anxiété ou obésité incapacitante par exemple).

PRÉVENTION SECONDAIRE :

La prévention secondaire comprend tous les actes destinés à éradiquer et prévenir la réapparition de la maladie (diminution de la prévalence), d’une incapacité ou d’un déconditionnement physique ou psychologique.

PRÉVENTION TERTIAIRE :

La prévention tertiaire comprend tous les actes destinés à prévenir la réapparition de la maladie, d’une incapacité ou d’un déconditionnement physique ou psychologique et ce, dans un contexte où une autre maladie (comorbidité), incapacité ou un obstacle important augmente de façon significative le degré de difficulté de l’intervention.

Qid 

Quatre fois par jour

R.A.T.

Retour au travail

ROLAND-MORRIS (Questionnaire de)

L’indice d’incapacité fonctionnelle Roland-Morris est un instrument mesurant l’impact du mal de dos au niveau physique et psychologique. Pour être valide, le score initial doit être entre 4 et 20 points. Le seuil minimum acceptable de changement significatif est de 4 à 5 points, en bas de ce seuil critère le changement pourrait être dû au hasard. (Stratford, PW, Binkley, J, Solomon, P, Finch, E, Gill, C, Moreland, J.1996).

SCHOBER (test de) :

Le test de Schober mesure la flexion antérieure (se pencher en avant) de la portion de la colonne vertébrale située au niveau des vertèbres lombaires

(région habituellement appelée maladroitement les reins).Pour effectuer ce test, on demande au patient de se tenir debout les talons joints. On effectue ensuite des marques sur le dos de l’individu à 5 cm et à 10 cm au-dessus d’une zone que l’on appelle la jonction lombosacrée. Le clinicien trace une ligne horizontale entre deux zones anatomiques osseuses appelées les épines iliaques postéro supérieures. Cette zone se situe à environ un plat demain au-dessus de la raie fessière au niveau du sacrum. On demande alors au patient de se pencher en avant au maximum. On mesure à ce moment-là la distance qui sépare les deux marques.

Flexibilité normale = 20 cm et plus.

STIMULUS: 

La condition essentielle à respecter pour réaliser avec succès la tâche d’entraînement, le stimulus est le stress physiologique et psychologique produit engendré par l’entraînement physique. La réponse à un stimulus d’entraînement est l’adaptation.

TISSUS DE GRANULATION

Par granulation (lat. granulum = particule) on désigne en dermatologie et en chirurgie la formation de nouveau tissu conjonctif dans le cadre de la cicatrisation, fortement irrigué par des capillaires (petits vaisseaux sanguins). À cause de la présence de nombreux capillaires, la surface apparaît être granulaire. On parle de tissu de granulation.

TRIPODE (test du) :

Sur un patient assis en bord de table, buste droit et jambes pendantes, l’extension du genou du côté de la sciatique entraîne une douleur obligeant le patient à se rejeter en arrière pour se mettre en appui sur les mains, afin de détendre la racine.

STRATIFICATION (du risque)

Classement d’un individu en fonction des risques à entreprendre un programme d’exercices et permettant d’adapter la charge d’entraînement.

VAS : Visual Analog Scale

C’est une échelle d’auto-évaluation de l’intensité de la douleur utilisée autant en clinique qu’en recherche. Elle est sensible, reproductible, fiable et validée aussi bien dans les situations de douleur aiguë que de douleur chronique. Elle doit être utilisée en priorité, lorsque c’est  possible.

Max = douleur maximum sur 10

Min = douleur minimum sur 10 (mettre 0 si au moins un moment sans douleur durant une journée

Moy = douleur moyenne sur 10

On établit le score en mesurant la distance en cm de 0 au X que la personne place sur la réglette de 10 cm.

VOLUME: 

Quantité totale de travail réalisé par l’athlète au cours de la séance. C’est la combinaison de la durée et de la fréquence qui donne le « volume« , c’est à dire la quantité d’activités physiques que l’on fait dans un temps donné. En physiologie de l’exercice, l’unité de mesure pour mesurer le volume d’activités physiques est la Kilocalorie (quoique l’usage fait en sorte que l’on dise calorie au lieu de kilocalorie). En terme plus scientifique, le nombre de calories brûlées au cours d’une activité est la mesure du travail effectué (Force X Distance).